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Discussion avec Maëlle, apprentie en menuiserie.

Portrait apprenti menuiserie

25 février 2020    -    Catégorie : ACCUEIL, Apprentissage, Menuiserie

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Cette semaine, nous sommes allés à la rencontre de Maëlle, apprentie en menuiserie au bâtiment CFA de Marzy. Elle nous fait le plaisir de nous raconter son parcours et ses ambitions. Zoom sur une élève aux multiples savoir-faire ! 

Inter : Bonjour Maëlle, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ? 

M : Bonjour, pour commencer, j’ai 18 ans et j’étudie au CFA de Marzy. J’ai déjà réalisé 2 ans de mon CAP en fabrication/menuisier et un CAP supplémentaire en installation. 

Inter : Tu savais tout de suite ce que tu voulais faire après le collège ? 

M : Oui, complètement ! J’ai directement opté pour le cursus en apprentissage dans la menuiserie. J’ai très vite su que j’étais quelqu’un de manuel. Par le passé, mon père et mon frère faisaient pas mal de travaux à la maison et j’étais toujours là pour les aider. C’est à ce moment-là que j’ai découvert mon attrait pour la menuiserie et le travail manuel. 

Inter : Tu estimes avoir été correctement informé concernant l’offre de formation à la sortie du collège ? 

M : Oui, j’ai facilement trouvé ce qu’il me fallait. Ce qu’il faut savoir, c’est que j’ai fait ma première année chez les Compagnons (du Devoir) donc à la base, je devais terminer mon cursus là-bas. Mon frère étudiait là-bas également. Mais à la fin de ma première année, j’ai appris que la deuxième année n’était pas réalisable chez les Compagnons. J’ai donc entrepris un changement d’établissement. C’est ainsi que j’ai découvert le Bâtiment CFA de Marzy. 

Inter : Comment tu as trouvé ton entreprise d’accueil pour ton apprentissage ? 

M : Je l’ai trouvé sur internet. C’est une entreprise spécialisée en  menuiserie charpente. On est une dizaine environ. Je suis la seule fille de la société avec la secrétaire. 

Inter : Comment se passe une journée type dans cette entreprise ? 

M : Pour commencer, on se retrouve tous ensemble à 7H45, le patron nous explique les objectifs de la journée et puis, c’est parti ! Personnellement, je travaille sur le chantier mais aussi à l’atelier. Je ne fait pas non plus que de la menuiserie pure, il m’arrive de faire de la peinture, du placo, de l’isolation… Au final, on fait beaucoup de choses et j’ai vraiment tout appris dans cette entreprise. 

Inter : Comment ça se passe avec ton tuteur d’apprentissage ? 

M : Très bien. Et tous les collègues sont agréables aussi, ils sont supers. 

Inter : Tu as une idée précise de ce que tu souhaites faire comme métier ? 

Une chose est sûre, j’aimerais vraiment continuer dans mon entreprise d’accueil actuelle. Je me rends compte que j’ai eu la chance de tomber sur une entreprise pleine de gens bienveillants avec une excellente ambiance de travail. 

M : Tu es plutôt chantier ou atelier ?

Inter : Je me sens nettement plus à l’aise en chantier. On voit plus de monde, on discute plus, on est à l’extérieur… L’une des choses les plus importantes pour moi, c’était de ne pas être enfermé justement. Je ne supporte pas passer toute une journée dans un bureau, c’est impensable pour moi ! 

M : Pas trop dur le chantier ? 

Inter : Non ça va, je mets des gants pour me protéger du froid et puis on est bons ! C’est pas si compliqué (rires). 

M : Créer ta boîte, ça te tente ? 

Inter : Oh non, certainement pas ! Mes parents étaient chefs d’entreprise. J’ai donc pu voir de l’intérieur ce qu’implique la gestion d’une entreprise, surtout au niveau administratif. Personnellement, je préfère me concentrer sur mon savoir-faire et ne pas perdre de temps dans des tâches qui ne relèvent pas de mon domaine de compétences. 

Inter : Comment se passent les cours ? 

M : En cours, j’avoue que c’est un peu long. On a environ une semaine de cours pour 2 semaines d’entreprise. Les cours de technologie sont les plus lourds à mes yeux, mais le reste ça va.  

Inter : Lorsque que tu as dis à tes parents que tu voulais travailler dans les métiers du bâtiment, tu t’es sentie soutenue ? 

M : Oui par tout le monde, surtout mon père car il était vraiment derrière moi sur ce coup. 

Inter : Pourquoi y a-t-il aussi peu de femmes dans la menuiserie selon toi ? 

M : La première raison selon moi, c’est que ce métier à une image de profession “difficile physiquement”. Alors qu’en réalité, c’est un métier qui est devenu très accessible grâce aux nouveaux outils dont nous disposons. De ce fait, il ne faut pas avoir peur que ce soit compliqué et partir du principe qu’aujourd’hui, tout est mis en place pour faciliter le travail du bois. 

Inter : Quel est le plus dur selon toi dans ce métier ? 

M : Le plus dur, c’est quand il faut lever les planches de bois pour les découper. Cela demande un minimum de force physique car parfois, les pièces peuvent être lourdes. C’est un métier dans lequel il faut accepter au début d’avoir quelques courbatures et un peu de fatigue physique, mais on s’y fait rapidement, comme dans tous les métiers je pense. 

Inter : Et au contraire, qu’est-ce qui te plaît le plus ? 

M : Personnellement, c’est vraiment le côté manuel du métier qui m’attire ; le fait de pouvoir créer des pièces de ses propres mains… Et puis, le bois pour moi, c’est la meilleure matière à travailler, c’est un savoir-faire ancestral ! 

 

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